What are the frontline of health?

Dans une clinique médicale fort occupée du centre-ville de Toronto, un médecin montre à une mère comment adapter le régime alimentaire de son enfant diabétique et lui explique qu’elle doit lui donner son médicament une demi-heure avant les repas. Ce que le médecin ignore, c’est que cette famille est sans abri.
Ce n’est donc pas la mère qui décide quoi ou quand manger. Si le médecin savait que les familles itinérantes occupent 40% des lits dans les refuges de la ville, ne poserait-il pas plus de questions1?

Dans les Territoires du Nord-Ouest, une Autochtone sur le point d’accoucher parcourt 110 kilomètres en voiture pour se rendre à la clinique communautaire la plus près. Elle se demande si elle sera capable financièrement ou physiquement de refaire le trajet lorsque son bébé grandira, et qu’il aura besoin de vaccins ou d’une attention médicale. Elle doit composer avec la triste réalité que les bébés autochtones courent trois fois plus de risques de mourir durant leur première année?2. De quelle façon peut-on lui donner espoir?

Références :

  1. Dr. Stephen Hwang, (Homeless and Health), Journal de l’Association médicale canadienne, 2001. (http://www.cmaj.ca/cgi/content/full/164/2/229)
  2. (Réduire les disparités en santé au Canada), La revue canadienne de santé publique, mars/avril 2005. (http://www.phac-aspc.gc.ca/ph-sp/disparities/dr_policy_1_f.html)


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