Pendant deux jours en juin 2008, un groupe de 20 personnes comprenant des médecins, des infirmières, des travailleurs sociaux, des universitaires, des décideurs et des dirigeants d'organismes sans but lucratif de la Colombie-Britannique se sont réunis pour examiner la question suivante : Que faut-t-il pour que le Canada devienne l'endroit dans le monde où l'on répond le mieux aux besoins en matière de santé des populations marginalisées? Le dialogue de Vancouver est devenu le premier d'une série de dialogues tenus d’un bout à l’autre du Canada dans la continuité de la Table ronde nationale sur les soins de santé de première ligne de juin 2007 à Ottawa.

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Les participants au dialogue de Vancouver se sont penchés sur les défis et les innovations dans les soins de santé de première ligne en Colombie-Britannique. Ils ont suivi le plan établi lors du premier dialogue à Ottawa et se sont engagés dans une discussion axée sur trois thèmes : la constitution d'une communauté de pratique en soins de santé de première ligne , le recrutement et la formation de la prochaine génération de professionnels de la santé sur le terrain et la recherche de moyens d'accroître la sensibilisation du public et d'influencer les politiques.

Les participants ont fait ressortir plusieurs approches clés qui devraient être envisagées pour améliorer les soins de santé de première ligne :

a) L'intégration à l'échelle des disciplines, des régions, des organismes et des entités.

b) Faire appel aux ressources présentes dans la collectivité et dans la sphère d'influence plus large des praticiens.

c) Comprendre les valeurs et la culture des consommateurs de soins de santé d'aujourd'hui et des professionnels de la santé de demain.

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Première partie : Établir une communauté de pratique

Le travail en première ligne est exigeant et marqué par l'isolement. En fait, la série de dialogues du programme Santé sur le terrain est l'une des seules occasions pour les intervenants de première ligne de se rencontrer et de parler de leur travail.

Le développement d'une communauté de pratique sur les soins de santé de première ligne est une priorité stratégique du programme Santé sur le terrain et considéré comme tout aussi important par les participants au dialogue. Leur discussion a débouché sur des mesures possibles et des projets pratiques qui devraient contribuer à donner corps à une communauté de pratique des soins de santé de première ligne :

  • Une conférence nationale permettrait de sensibiliser le public et favoriserait une discussion à l'échelle nationale sur le domaine des soins de santé de première ligne.
  • Une revue de la littérature grise (travaux non publiés tels que documents de travail, rapports de comités, bulletins, documents du gouvernement, etc.) aiderait les praticiens à se renseigner sur divers sujets et à demeurer à jour.
  • La traduction de documents du français vers l'anglais mettrait à la disposition des anglophones une variété de nouvelles ressources.
  • Une base de données nationale des programmes de soins de santé de première ligne ainsi que des organismes et des intervenants œuvrant dans le domaine permettrait de structurer le développement d'une communauté de pratique.

Deuxième partie : La relève

Bien que les soins de santé de première ligne commencent à émerger, à devenir un domaine de pratique reconnu et accepté, ce champ d’activité en est encore à ses débuts et souffre d’une pénurie de main-d’œuvre. Les participants aient exprimé une réelle préoccupation à propos de la relève et de la manière d’aborder la prochaine génération d’intervenants de première ligne. Voici certaines des idées lancées par les participants :

  • Établir un programme de formation interprofessionnel facultatif en santé en milieu urbain défavorisé complémentaire à celui que l'Université de la C.-B. a créé pour la santé en milieu rural.
  • Créer un réseau de mentors permettant de mettre en contact les nouveaux intervenants avec ceux qui sont déjà actifs sur le terrain.
  • Introduire la sensibilité et la formation culturelle dans le programme d'enseignement.
  • Faire participer les jeunes au processus, recueillir leurs idées.
  • Créer une base de données sur les possibilités de stage, de résidence, de préceptorat et de rotation en soins de santé de première ligne.

Troisième partie : Favoriser l'établissement de politiques et accroître la sensibilisation

L'implantation de réels changements pour les populations marginalisées exige l'élaboration de politiques et des campagnes de sensibilisation du public. Certains des participants ont raconté leur expérience de l’arène municipale où ils ont réussi à faire mettre à l’ordre du jour les problèmes de santé de première ligne et ainsi à sensibiliser la communauté et à obtenir son soutien. Une autre approche a consisté à publiciser les innovations et les réussites remarquables en soins de santé de première ligne. Voici quelques-unes des mesures suggérées par le groupe :

  • Rédiger une déclaration de principes, de manière coopérative, qui brosse le portrait du domaine des soins de santé de première ligne en faisant connaître ses réussites et en préconisant des changements en profondeur.
  • Procéder à l'analyse de rentabilité et établir la proposition de valeur pour financer les projets de soins de santé de première ligne.
  • Fournir des trousses d'information pour les médias et pour les activités de défense des soins de première ligne aux intervenants et aux fournisseurs de soins de première ligne.
  • Créer un bulletin Santé sur le terrain.
  • Colliger les ressources et les références en ligne et les rendre accessibles aux intervenants.

Conclusion

Comment faire du Canada le meilleur pays au monde pour ce qui est de répondre aux besoins des populations marginalisées en matière de soins de santé? Il faudra les efforts soutenus des intervenants de première ligne et des maîtres à penser, comme ceux qui ont participé à cette table ronde à Vancouver, pour élaborer des solutions novatrices et remettre en question le système traditionnel. Et il faudra d'autres échanges, comme celui-ci, pour faire passer le message à la population.

Les participants au Dialogue de Vancouver ont été en mesure d’ajouter des thèmes essentiels et bien précis à la discussion amorcée à Ottawa un an auparavant. Voici quelques-uns de leurs recommandations :

a) Aller de l'avant tous ensemble, comprendre la puissance de l'intégration et de la coordination des efforts

b) Utiliser ce qu'on a sous la main, les atouts de la collectivité, pour faire avancer les projets..

c) Connaître son auditoire, ses valeurs et sa culture, pour élaborer des programmes de recrutement et de formation qui sont pertinents et réceptifs. Le Dialogue de Vancouver s’est terminé sur une note enthousiaste, laissant les participants impatients de continuer à établir des liens et à tirer profit des synergies découvertes au cours des discussions.

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Santé sur le terrain : Une initiative d'AstraZeneca Canada