
« Je crois que ce qui m'incite à continuer, c'est que les besoins ont dépassé plus d'une fois nos capacités. »
Je me réveille le matin et je me dis, si seulement il y avait une journée de plus dans la semaine, nous pourrions en faire davantage. Je crois que ce qui m'incite à continuer, c'est que les besoins ont dépassé plus d'une fois nos capacités. Quand je me lève le matin, j'essaie de voir comment nous pouvons collectivement travailler plus efficacement, parce que nous ne pouvons pas vraiment travailler plus fort ou plus rapidement, de sorte que nos capacités suivent l'évolution des besoins. C'est ce que j'ai en tête en me levant le matin; je pense à ce que la journée nous réserve en espérant être à la hauteur des besoins à combler et des défis à relever.
Dr Bruce Martin
Directeur
Unité médicale J.A. Hildes Northern
Faculté de médecine
Université du Manitoba
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« J'ai concentré tous mes efforts sur le programme qui desservait la communauté la plus défavorisée que j'ai réussi à trouver au Canada. »
J'avais un peu de difficulté, comme tous les autres étudiants en médecine, à décider si je devais me spécialiser ou être omnipraticien et, en faisant mes recherches, j'ai déniché les quatre principes de la médecine familiale. Premièrement, le médecin de famille est un clinicien compétent. Deuxièmement, la relation médecin/patient constitue l'essence du rôle du médecin de famille. Troisièmement, le médecin est une ressource pour une population définie de patients et quatrièmement, il exerce dans une communauté et fait partie de cette communauté. J'ai réfléchi à ce que j'avais trouvé de plus valorisant pendant mes quatre années à l'école de médecine, à ce que je pourrais faire ou recevoir en retour, et j'ai conclu que ce sont les deux derniers principes de la médecine familiale qui comptent vraiment. J'ai donc fait ma demande en médecine familiale et j'ai concentré tous mes efforts sur le programme qui desservait la communauté la plus défavorisée que j'ai réussi à trouver au Canada, soit le centre-ville Est de Vancouver.
Dr Trevor Corneil
Professeur agrégé de clinique
École de médecine de l'Université de la Colombie-Britannique
et directeur médical, Urban Primary Care
Vancouver Coastal Health
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« J’ai toujours voulu travailler dans ma propre communauté. »
Je suis membre de cette communauté. Je m’identifie comme une lesbienne, et j’ai toujours voulu travailler dans ma propre communauté. Certains d'entre nous sont très visibles et reconnaissables, mais il y en a aussi beaucoup qui ne le sont pas. Pourquoi donc est-ce si important d'être reconnus pour ce que nous sommes? Eh bien, parce que ça concerne une vie tout entière, à vrai dire. En particulier, lorsqu'il s'agit d'une relation de confiance, où un certain degré d'intimité est bénéfique. Par exemple, si vous ne pouvez pas dire à un médecin, à une infirmière ou à un conseiller avec qui vous avez des rapports, quelles sont vos aspirations dans la vie et vos difficultés, si vous ne pouvez pas parler de problèmes tels que le fait d'avoir des enfants ou non, et de la réalité qui entoure ces problèmes, il est très difficile d'établir une relation sincère. L'authenticité fait tout simplement défaut. Comment peuvent-ils réellement s'occuper de vous s'ils ignorent qui vous êtes?
Anna Travers
Gestionnaire
Centre de santé Sherbourne
Services aux gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels
(Toronto, Ontario)
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« Je crois honnêtement que la lutte à l'isolement social est la responsabilité de chacun. »
Je refuse de croire que nous vivons dans une société qui néglige les personnes âgées. Lorsque je vois une personne âgée qui a contribué autant à notre société et qui a travaillé si fort toute sa vie, et que tout ce dont elle a besoin est un peu de soutien pour continuer et qu'elle est mise de côté, et qu'elle est complètement oubliée pour des raisons multiples — parce que nous vivons dans une société qui valorise tellement la jeunesse plutôt que les aînés, où le système de soins de santé est complètement engorgé et où il est si facile de délaisser les aînés, je ressens la passion de vouloir changer les choses. Je veux faire partie d'un mouvement qui va dans le sens de la construction d'une société qui se soucie vraiment de ses citoyens âgés. Et je crois honnêtement que la lutte à l'isolement social est la responsabilité de chacun. Cette responsabilité n'incombe pas uniquement aux gouvernements et aux services de soins de santé. Elle revient aux voisins, aux groupes communautaires, à la famille et aux organismes confessionnels. Il est de la responsabilité de chacun de s'occuper des personnes âgées dans notre société.
Myriam Jamault
Infirmière de santé publique
Clinique de santé publique d’Ottawa
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« Avec mon diplôme de l'U.C. Berkeley en poche, je croyais être en mesure de travailler dans un milieu préconisant le changement social. »
Ma première expérience a été unique. Avec mon diplôme de l'U.C. Berkeley en poche, je croyais être en mesure de travailler dans un milieu préconisant le changement social. Notre formation consistait, en grande partie, non pas à déterminer si nous allions travailler ou non dans le but d'entraîner un changement social, mais plutôt ce que nous avions l'intention de faire pour susciter un changement social. Ce cours était un prérequis pour la majeure. On y découvrait comment différents militants s'y prenaient pour engendrer un changement social. J'y ai rencontré un avocat, qui avait une attitude très sérieuse et stricte au bureau et qui militait le soir, de même qu'un autre avocat membre d'un organisme voué exclusivement au changement social. Nous avons rencontré toutes sortes de gens s'efforçant d'accomplir un changement social, soit dans l'exercice de leur travail, soit en dehors de leur travail ou encore, en combinant les deux. Ils sont devenus nos modèles. À la fin du cours, nous devions décider ce que nous voulions faire. Nous avons pris comme modèle la personne avec qui nous avions le plus d'affinités. Il s'agissait d'une décision déchirante à prendre, mais le processus nous a forcés à réfléchir à ce que nous voulions accomplir dans la vie, et c'était fantastique.
Dr Patricia O’Campo
Directrice du centre de recherche de la clinique médicale du centre-ville
Hôpital St. Michael’s
(Toronto, Ontario)
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